Enfin une connexion Internet
Nous sommes bien arrivés. Cette nouvelle a dû vous parvenir par la vieille méthode du bouche à oreille, car nous étions jusqu'à aujourd'hui privés d'Internet. La liaison du bureau ne permet pas d'accéder aux mails privés. Maintenant nous sommes reliés au reste du monde et nous pouvons, comme promis, vous donner quelques nouvelles.
Le voyage s'est bien passé et nous sommes arrivés avec une heure de retard pour plonger dans la douce chaleur de Delhi : 38° en pleine nuit. Depuis, la température reste élevée, mais de temps en temps, comme en ce moment, des orages amènerntde la fraîcheur.
Pendant que nous y sommes une indication importante : nous avons changé de numéro de téléphone : il faut maintenant pour nous appeler faire depuis la France : 00 91 11 46 02 50 74. Sinon, l'adresse Internet reste la même.
Annick a trouvé la maison encore mieux que ce qu'elle pensait. Nous n'avons pas encore de photos à vous montrer, mais cela viendra. Nous occupons le premier et le deuxième étage d'une maison qui se trouve à Chanakyapuri, le quartier des ambassades et nous sommes à 5 minutes de l'ambassade de France. On entre dans la maison par une terrasse, ornée de piliers sculptés qui font partie du décor conçu par la propriétaire, dont nous avons pu comprendre qu'elle avait été plus ou moins antiquaire et même qu'elle a composé des meubles à partir de bois sculptés anciens. Tous les meubles, car la maison est meublée, sont à l'avenant et certains sont réellement très beaux. Nous vous enverrons des photos, dès que nous aurons acheté un appareil. Le premier étage que nous occupons comprend, outre la terrasse déjà mentionnée, un salon de forme en grande partie circulaire et dallé de marbre blanc. La plupart des sols sont en marbre blanc, ce qui est bien agréable par cette chaleur. Toujours au même étage, une salle à manger avec une belle table ronde en marbre vert et une superbe porte du Rajasthan (il y en a aussi une sur la terrasse à l'entrée - clin d'oeil à Ghislaine!). Même la cuisine est belle toute en blanc et noir. Rien n'a été laissé au hasard. Dernière pièce une chambre, qui sert actuellement de bureau et que nous occuperons peut-être plus tard, lorque le grand lit sculpté sera équipé d'un matelas adapté au dos d'Annick. Un grand escalier recouvert de carreaux de marbre blanc, permet d'accéder au deuxième niveau où se trouve un pallier spacieux comprenant une bibliothèque avec un coin lecture confortable et donnant sur une autre terrasse, beaucoup plus grande que la première, où il doit faire bon se prélasser à la mi-saison. Et pour terminer la visite, deux chambres, dont nous occupons l'une. Comme vous pouvez le constater il y a de la place pour ceux qui feront le voyage et viendront nous voir.
La maison est au mileu d'arbres, certains encore avec des fleurs superbes et pleins d'oiseaux aux cris exotiques. Un couple ressemblant à des mainates, avaient entrepris de nicher dans la lampe qui surplombe la terrasse en entrant. Il a fallu malheureusement les déloger pour éviter que leur fiente ne décore l'entrée.
Nous avons recruté pour le ménage et la cuisine, une jeune fille indienne de 21 ans, du nom de Shalani, avec laquelle la communication n'est pas aisée, car son anglais est plutôt rudimentaire.
La première semaine s'est passée en installation et équipement de la maison : courses dans les différents marchés voisins, A mentionner dans ces courses notre balade au marché aux épices de Old Delhi. Il faut vous dire, et la description qui précède vous en aura convaincue, le quartier où nous habitons, n'est pas représentatif de l'Inde profonde ! Par contre le marché aux épices de la vieille ville, c'est l'Inde. Nous nous sommes approchés en taxi, et une fois arrivés devant le Fort Rouge, il a fallu prendre un rickshaw bicyclette (tricycle qui peut prendre trois passagers. Les rickshaws de la nouvelle Delhi sont des scooters tricycles), car les voitures ne peuvent pas passer dans ces rues grouillantes. Impresssion pénible de voir le vieil homme debout sur ses pédales peiner pour nous tirer. Nous avons trouvé là un marchand d'épices qui a essayé de nous vendre toutes les sortes d'épices de sa boutique et auquel nous avons acheté le nécessaire pour la cuisine indienne.
Nous sommes encore dans notre bulle, cloués à la maison en attendant les différents fournisseurs, notamment pour l'installation d'Internet. Annick va essayer de sortir un peu plus la semaine prochaine. Pour l'instant elle se contente de découvrir les échopes du marché voisin et les produits locaux. En ce qui concerne les fruits et légumes elle n'en connaît pas la moitié. Heureusement Shalani paraît être une bonne cuisinière.
Voilà pour les premières nouvelles.
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